Comment gérer les complications du MAM lors d’un trekking au Maroc 0

Sejour trekking Maroc

Lorsque vous faites un trekking au Maroc, ou toute autre activité en altitude, il est important de connaitre ce qu’est le mal aigu des montagnes, et de savoir quels réflexes adopter en fonction des symptômes manifestés. Le tout est d’avoir conscience des symptômes et de bien réagir dès qu’ils apparaissent. Avant de vous lancer à l’aventure, il est toujours souhaitable de prendre conseil auprès d’une agence spécialisée, vous pourrez d’ailleurs trouver des informations pertinentes en visitant Aventure Berbere. En cas de complications graves du MAM, ne paniquez pas, sachez reconnaitre les symptômes, ne les banalisez surtout pas, au risque de perdre la vie. Voici quelques recommandations liées à ces complications.

Complications graves du mal aigu des montagnes

Le mal aigu des montagnes dans sa déclinaison la plus forte se manifeste par deux principales complications : l’œdème pulmonaire et l’œdème cérébral. Nous parlerons dans cet article des symptômes qui accompagnent ces complications, et de l’attitude à adopter lorsqu’ils apparaissent. Lors d’un trekking au Maroc, vous pouvez être victime d’un œdème pulmonaire, comment vous en rendre compte, et c’est quoi un œdème pulmonaire ? L’œdème pulmonaire c’est en fait, la présence d’un liquide dans les alvéoles pulmonaires. Ce liquide est la filtration du plasma sanguin. Les alvéoles pulmonaires sont des petits sacs placés à l’extrémité des bronches et qui facilitent les échanges entre l’air extérieur et le sang qui circule dans notre corps. Lorsque les alvéoles sont obstruées par ce liquide, il n’y a plus d’échanges entre l’air et le sang, ce qui peut entraîner rapidement la mort. L’œdème pulmonaire se caractérise par un essoufflement excessif, que ce soit au repos ou pendant l’effort, une toux sèche qui devient ensuite productive. Le malade crache blanc mousseux. À cause du manque d’oxygène, les ongles et les lèvres deviennent bleus, c’est ce qu’on appelle une cyanose. On remarque aussi des bruits étranges dans les poumons. Lorsque les premiers symptômes se manifestent, il faut prendre des antibiotiques et redescendre immédiatement. La fièvre est souvent présente en cas d’œdème pulmonaire, il ne faut donc pas la prendre à la légère et penser à une pneumonie.

Vous pouvez aussi être victime d’un œdème cérébral en cas de complication de MAM, lors d’un trekking au Maroc. Les symptômes du MAM déjà présents s’aggravent avec des maux de tête plus intenses, qui ne peuvent pas être calmés, ni par de l’aspirine ni par du paracétamol. On observe aussi des vomissements, des troubles du comportement, une grosse fatigue, des troubles de la coordination, des hallucinations, et la perte d’équilibre. Ces symptômes peuvent évoluer vers un coma qui sera suivi de mort si le sujet ne descend pas immédiatement. Les signes n’apparaissent pas en même temps, il faut donc faire très attention à l’apparition des premiers symptômes et faire par exemple des tests d’équilibre, pour diagnostiquer un début de troubles. La descente doit se faire immédiatement. Il est déconseillé d’attendre l’évolution de ces symptômes pour prendre des initiatives.